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Pierre ALAUX (Waffen-Obersturmführer der SS)

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Pierre ALAUX (Waffen-Obersturmführer der SS) Empty Pierre ALAUX (Waffen-Obersturmführer der SS)

Message par Admin Lun 18 Mai - 13:37

Pierre ALAUX

Waffen-Obersturmführer der SS
Chef départemental-adjoint de la Milice Française (Tarn-et-Garonne), Chef de centaine de la Franc-Garde permanente (Tarn-et-Garonne)
Chef de centaine du SOL & de la Franc-Garde bénévole (Nérac - Lot-et-Garonne)


Promotions :
Sous-lieutenant de réserve : 1939
Chef de centaine (SOL / Franc-Garde bénévole)
Chef de centaine (Franc-Garde permanente) : juin 1944
Waffen-Obersturmführer der SS : 01.11.1944


Pierre Alaux est né le 13 juillet 19131 à Montauban (département du Tarn-et-Garonne). Effectue son service militaire, d'octobre 1937 à octobre 1938, à l'école de santé de Lyon, puis à l'hôpital militaire de Toulouse, comme pharmacien-auxiliaire. Il se rend propriétaire d'une pharmacie, à Nérac. Mobilisé en mars 1939 comme sous-lieutenant au 12ème Régiment d'Artillerie coloniale, puis en septembre au 14ème Régiment d'Infanterie. Décoré de la Croix de guerre avec une citation à l'ordre de la brigade. Fait prisonnier par les allemands à Germonville le 21 juin 1940, il est affecté dans un service de santé de Lunéville. Il est libéré en septembre 1940, comme la plupart de ses camarades du cadre de réserve.
Revenu à Nérac, il sera membre de la LFC (Alaux était monarchiste d'opinion), puis du SOL en août 1942, comme chef cantonal à Nérac, et donc sans doute le grade de chef de centaine2. Il passe ensuite à la Franc-Garde bénévole avec le même rôle. Participa aux opérations de Haute-Savoie (du 3 mars à fin mars 1944), dans le service de santé puis comme téléphoniste.
Nommé chef départemental-adjoint de la Milice Française du Tarn-et-Garonne en avril 1944, poste qu'il garde jusqu'en août 19443, même si il est hospitalisé (clinique du docteur Denis, à Montauban) du 29 juin au 14 août, suite à un accident de voiture. On peut présumer qu'il avait rang de chef de centaine de la Franc-Garde permanente, dirigeant les deux trentaines départementales après le Débarquement4.
Replié en Allemagne, il dirige la Franc-Garde, à Ulm. Versé à la Waffen-SS en novembre 1944, au grade d'Obersturmführer5. Versé à la compagnie médicale de la brigade/division « Charlemagne », comme pharmacien.
Il s'égare avec plusieurs hommes durant la retraite, vers le 10 mars 1945. Capturé près de Kolberg le 10 juin 19456. Déplacé de camp en camp à travers l'Europe sous tutelle soviétique (Walka, Taps)7 pour finalement être remis aux autorités françaises à Strasbourg, en mai 1946, où la prison les attend.
Jugé le 30 septembre 1946 par la Cour de justice de Toulouse, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité, la dégradation nationale à vie et la confiscation de ses biens. Pierre Alaux est décédé le 13 mai 1988 à Toulouse.

1 Source : Robert Soulat. Forbes donne le 13 juillet 1915 comme date de naissance, probablement par erreur.
2 A noter que le poste de chef cantonal est tenu en général par un chef de trentaine. Mais dans le cas du Lot-et-Garonne, beaucoup chefs cantonauxdétenaient le grade de chef de centaine, étant donné les effectifs importants dans ce département.
3 Il fut brièvement chef départemental par intérim en juin 1944, entre l'enlèvement d'Artenset par le maquis et l'arrivée du nouveau chef Dumontier.
A noter que le chef du SD de Montauban lui proposa une opération conjointe pour attaquer d'éventuels maquis, à La Petite Grésine, à une vingtaine de kilomètres de Montauban. Alaux refusa la proposition, et c'est les allemands qui découvrirent les tombes de Renard et d'Artenset.
4  « J'ai été nommé par le capitaine Bassompierre, chef de la Franc-Garde d'Ulm, au grade de lieutenant-pharmacien », déclarera Alaux. Il était donc considéré comme Franc-Garde permanent (du moins à son arrivée en Allemagne).
De plus, l'augmentation des effectifs Franc-Garde permanente après le 6 juin 1944 (au moins 60 hommes incorporés) devait forcément conférer à Alaux un grade élevé.
5 Robert Soulat et Robert Forbes le citent Untersturmführer. Il s'agit d'une erreur.
Voici un extrait de témoignage d'Alaux :
« Au mois de novembre 1944, j'ai été désigné d'office pour être incorporé dans la Brigade Charlemagne (...) Au camp de Wildflecken, j'ai quitté ma tenue de milicien pour endosser l'uniforme SS allemand avec le grade d'Oberleutnant (Sic ! Alaux veut dire Obersturmührer...). Dans ce camp, je n'ai pas suivi d’entraînement au combat, étant simplement chargé de la réception et de la distribution des médicaments. »
      Ce grade a de plus été confirmé à l'auteur par Eric Lefèvre (correspondance privée).
6 Alaux déclara à Delperrié De Bayac (page 608 de « Histoire de la Milice ») :
« Nous étions sur la route de Dantzig quand l'Armée Rouge nous a rattrapés et dépassés, nous laissant derrière elle. Nous étions une cinquantaine dont quelques Belges. Nous nous sommes cachés. Cela a duré trois mois. Nous avions nos armes, nous vivions sur le pays en pillant des fermes.Un jour, nous avons appris que la guerre était terminée. Nous sommes partis vers l'ouest. La partie était perdue. Notre idée, c'était de gagner le Danemark. Nous n'étions pas le seul groupe à errer dans les bois. A la mi-juin, les Russes et les Polonais ont lancé des opérations de ratissage. Ce sont des Polonais qui nous ont capturé. Nous n'avons pas été maltraité. »
7 Il lui fut proposé (comme à tous les spécialistes de diverses nationalités) de signer un contrat de trois ans comme pharmacien de laboratoire, dans des conditions de vie normale en Russie.


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