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Ferdinand VINCENT (Chef de la Hauskapelle ; Agent du SD de Gironde)

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Ferdinand VINCENT (Chef de la Hauskapelle ; Agent du SD de Gironde) Empty Ferdinand VINCENT (Chef de la Hauskapelle ; Agent du SD de Gironde)

Message par Admin Ven 29 Mai - 11:29

Ferdinand VINCENT

Agent du SD / Chef de la Hauskapelle (Gironde)

Ferdinand VINCENT (Chef de la Hauskapelle ; Agent du SD de Gironde) Ferdin10

Ferdinand Léon Antoine Vincent est né le 30 mai 1908 à Charzais (département de la Vendée). Suit des études secondaires dans une école spécialisée, et obtient un brevet professionnel de travaux publics. Après son service militaire il se fait embaucher à la Société immobilière de la Banque de France, durant un an. A la mort de son père, il reprend l'entreprise familiale de travaux publics de Fontenay-le-Comte. Six mois après il fonde la Coopérative des ouvriers français du bâtiment et se marie. En raison de la crise, il liquide sa société, et part pour Nanterre, où il trouve un emploi à la papeterie de Brioux.
Il adhère au Parti communiste en 1937, et occupe le poste de secrétaire d'une cellule. Début 1938 il part comme volontaire dans les Brigades internationales. Après quatre mois de stage à l'école d'Albacete, il est affecté à la 14ème brigade. Il y sert jusqu'en septembre 1938, et revient à Nanterre, où il travaille comme cantonnier. Mobilisé dans les sapeurs-pompiers de Paris en septembre 1939. Après quelques mois il est placé en affectation spéciale au Vigean, comme chef d'équipe au sein de la Société de constructions civiles industrielles.
Démobilisé en juillet 1940, il devient chef de chantier en octobre. Le 10 mai 1941 il part pour La Rochelle, toujours comme chef de chantier. Il quitte son emploi le 11 mai 1942, car menacé d'arrestation en raison de sa qualité de militant communiste. Il fait la connaissance de Jean Barrière (responsable interrégional du parti) dans un bar, et ce dernier lui propose un poste rémunéré au sein du mouvement clandestin. Il prend le pseudonyme de « Georges », et fait la connaissance de responsables du parti dans la région. Le 8 juillet 1942 il échappe de peu à l'arrestation à la gare de Jonzac (souricière tendue par Poinsot, Penot et des Allemands)1, alors qu'il avait rendez-vous avec Duvivier (chef FTP) pour prendre livraison d'armes à cacher. Il est arrêté le 28 juillet chez sa logeuse de La Rochelle (Anne Epaud, qui hébergait des clandestins, et qui mourra à Auschwitz le 22 février 1943).
Dohse et Poinsot lui proposent de travailler pour eux, dès le lendemain, en prison. Ils lui laissent une journée de réflexion2. Vincent se met assez rapidement à table (il n' pas subit de tortures) durant les interrogatoires qui suivront, effectués par Poinsot, citant des camarades et des caches d'armes en Charente et alentours. De nombreuses personnes sont arrêtées en Charente dans les semaines qui suivent (au moins 47). Poinsot décide d'utiliser Vincent pour le compte de la SAP, et, après accord de Dohse, le fait interner au camp de Romainville comme mouchard, puis le fait sortir de prison en faisant croire à une évasion lors d'un transfert (une annonce fut publiée dans le journal), le 20 novembre. Les arrestations se multiplient en Charente sous l'égide de la SAP.
A partir de février 1943, Dohse récupère Vincent, qui en fait un agent du SD à part entière (numéro 156), sous la fausse identité de « Marcel Lemoigne ». Il s'occupe d'affaires de marché noir jusqu'à l'automne 1943. Le 5 octobre 1943 il procède à sa première arrestation (un agent de liaison du réseau Brutus-Vidal) en compagnie d'inspecteurs allemands. En cascade les arrestations se succèdent, et Vincent opère même sur Toulouse et Marseille, gagnant la confiance totale de Dohse et madame Sommer.
La Hauskapelle est créée fin janvier 1944 (Vincent aurait eut l'idée du nom), et Dohse la confie à Vincent. Début février l'équipe arrête des résistants du groupe Camplan, puis multiplient les rafles dans les bars de Bordeaux (sept arrestations, cinq morts en déportation). Il participe aux opérations de police en Dordogne (à Echourgnac notamment) les 4 et 5 avril, aux côtés des Allemands et de la SAP. Le 19 mai il participe à l'attaque du maquis Grand-Pierre (à Camiran). Fin mai 1944, il quitte la direction de la Hauskapelle, car il est chargé de monter un service spécial de renseignements, dépendant directement de Dohse, et installé au 145 rue d'Arès à Bordeaux. Les locaux sont camouflés sous l'appellation « Bureau d'études et de travaux publics et industriels », et il prend le pseudonyme de « Serge Jourdan », ingénieur civil. Il loue également sous un faux nom un appartement et un garage, pour interroger les résistants arrêtés. Son équipe est constituée des membres de la Hauskapelle suivants : Tournié, Goy et Mugica (qui fait le liaison avec Dohse). Grâce à l'infiltration de Tournié qui a gagné la confiance d'un résistant de La Réole, début juillet 1944, le maquis de Saint-Léger-de-Vignagues est attaqué dans la nuit du 10 au 11 juillet par les Allemands et le Corps des volontaires français (dirigé par Besson-Rapp), et quatre maquisards sont pris et massacrés près d'une mare.
Quitte Bordeaux le 22 août 1944 dans le convoi allemand des services du SD. A Strasbourg, il est mis au rencart par Dohse (soi disant car il en sait trop) et se retrouve plus ou moins comme travailleur. Il retrouve Poinsot, son ancien patron, qui le reprend à son service, fin septembre 1944. Arrive à Constance le 16 octobre 1944. Il fait de nombreux rapports à Max Frölich, son supérieur. Le 16 novembre il entre à la Lonza Werke (à Waldhut), toujours pour le compte de Fröhlich, comme ingénieur-électricien. Il y fut sans doute un mouchard. Vers le 14 avril il quitte la ville avec son supérieur pour la Suisse, et traversent la frontière près de Lorrach. Ils logent à Bâle sous une fausse identité, avec pour mission de faire de l'espionnage pour le compte de la Sécurité militaire (via un agent de ce service avec qui il était entré en relations). Arrêté le 23 avril 1945 par la Sécurité militaire de Donauschingen, où il s'était rendu pour attendre des ordres.
Son procès devant le Tribunal militaire de Bordeaux commence le 27 octobre 1948, de nombreux témoins à charge défilent à la barre. La peine de mort est prononcée au troisième jour du procès, le 29 octobre. Il est fusillé à l'aube du 28 juillet 1949 au stand de tir de Verthamon, à Pessac.

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