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Jacques CARTONNET (Délégué départemental aux sports de la Milice Française de Haute-Garonne / Chef du Service Jeunesse & Sports de la Milice Française à Vichy)

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Message par Admin Mar 16 Juin - 11:58

Jacques CARTONNET

Chef du Service jeunesse et sports de la Milice Française (Secrétariat Général)
Délégué départemental aux sports de la Milice Française, Membre du RNP (Haute-Garonne)

Jacques CARTONNET (Délégué départemental aux sports de la Milice Française de Haute-Garonne / Chef du Service Jeunesse & Sports de la Milice Française à Vichy) Carton11


Jacques Ulysse Joseph Cartonnet est né le 13 octobre 1911 à Boulogne-sur-Mer (département du Pas-de-Calais). Membre de l'équipe de France aux Jeux Olympiques d'été de Los Angeles en 1932, dans la catégorie 200 mètres brasse1, où il est éliminé en demi-finale2. Champion de France du 200 mètre brasse plusieurs années de suite (1931, 1932, 1935, 1936, 1937 et 1939) et détenteur du record du monde de natation messieurs du 200 mètre brasse à deux reprises3. Il créa un club dont il était l’unique nageur, le Cartonnet Swimming Club, ce qui lui permettait de toucher des enveloppes, à travers sa mère qui officiait comme dirigeante4. 


En 1939 et 1940 il se trouvait à l'école d'aviation de Montauban. Adhère à la Milice en avril 1943, comme délégué départemental aux sports de Haute-Garonne5. Il était propriétaire d'une usine de colle à Toulouse. Effectua le troisième stage organisé à Uriage. Il reçoit des menaces de mort le 28 août 1943, notamment à cause des relations étroites avec les autorités allemandes6. Il fut aussi sans doute membre du RNP, dont il fréquentait souvent la permanence7.
Il quitte Toulouse pour Vichy début octobre 1943, car nommé chef du Service jeunesse et sports8 de la Milice, dépendant du Secrétariat Général. Toutefois, il semble qu'il continue de résider à Toulouse par intermittence9. Il s'installe à Neuilly-sur-Seine en avril 1944, et s'installe au 3 rue de l'école de Mars, mais occupe toujours le même poste. Il prend la fuite à la Libération (avec sa femme, milicienne également), et prendra ses quartiers à Sigmarigen, où il fut sans doute nommé secrétaire d'Etat aux Sports dans la commisssion gouvernementale en exil (et metteur en page du journal « La France »).
Condamné à mort par contumace par la Cour de justice de Haute-Garonne le 19 mars 1945. Arrêté par les autorités françaises en Italie en 1946, il réussit à s'enfuir en sautant de l'avion militaire qui le transportait de Rome à Paris, le 4 avril 194610. Arrêté par la police italienne à Foligno début novembre 1947, et emprisonné à Rome, il est interné dans le camp pour étrangers indésirables de Fraschette en février 1948.
Pour une raison inconnue (à nouveau évadé ?), il ne semble pas avoir été rapatrié en France. Il s'était caché dans un monastère, en Italie, pays où il décéda en 1967.


1 Il prétendait n'avoir jamais fait le moindre sport avant l'âge de 17 ans, et même avoir horreur de l'eau jusqu'à cet âge !

2 Il aurait disparu pendant des jours avec une star d'Hollywood, qu'il avait séduite lors d'une visite des studios.

3 2 minutes 42 secondes et 6 dixièmes du 4 mai 1935 au 28 mars 1935.
2 minutes 39 secondes et 6 dixièmes du 4 mai 1935 au 28 mars 1936.

4 Louis Vincent, nageur devenu grand reporter au Figaro, expliquera à propos de Cartonnet : 
« Il s’était lié un peu, et ça lui a nui, avec Balcke et Sietas, les nageurs allemands. A-t-il fraternisé avec eux ? En tout cas, il s’est compromis avec les Allemands. Il avait besoin d’argent, aimait la grande vie et ne rien foutre. Il était beau, avait du succès. Il était assez marginal, même dans le milieu de la natation. Il a signé au SCUF, au CNP, mais c’était un  individualiste. Il n’avait pas l’esprit collectif. Il voulait briller, mais nager 2’39’’ au 200 mètres brasse dans l’ancien style, cela lui était trop difficile. A part ça, je n’avais jamais vu une glisse aussi extraordinaire. Il mesurait 1,80m, était doté d’une flottabilité énorme. Il s’entraînait à Champerret, parce que c’était la piscine la plus rapide. Il était toujours avec sa mère, ainsi quand il a battu le record du monde à Levallois, dont le club était dirigé depuis 1929, par mon père, Léon, qui avait été champion de France militaire des 800-1500 mètres et ailier de rugby. Cette mère aimait son garçon, qui, lui, avait des tendances, aimait les garçons. Ça ne l’empêchait pas d’être intelligent. Pendant que Jacques nageait, à Champerret, sa mère, qui était dirigeante, parlait au bar avec Poussard, boulanger du coin et plongeur.
Avec Bibal, à Turin, on a recherché Jacques Cartonnet, parce qu’il avait fini en Italie On ne l’a jamais revu. Bibal, un ancien nageur du CNP, estimait que Cartonnet en était la vedette. J’ai évoqué Cartonnet avec un petit neveu de Nakache, devenu préfet et rencontré en Afrique. Il avait fait des choses horribles, il a été des nageurs qui se sont embarqués dans la collaboration. A-t-il dénoncé Nakache ? Je ne le crois pas. »
Concernant la dénonciation d'Alfred Nakache et sa famille (en décembre 1943), célèbre nageur de l'époque et rival de Cartonnet (il reviendra de déportation, et une piscine porte aujourd'hui son nom à Toulouse), rien ne certifie à 100% que Cartonnet le dénonça par jalousie, même si plusieurs témoins à décharge penseront le contraire à son procès.

5 Selon son ancien garde du corps, resté quinze jours à son service durant l'été 1943 (Jean Peres, passé ensuite au Service de sécurité à Vichy, puis ré-intégré dans la police à Toulouse en 1944, au service de l'Intendant Marty), Cartonnet était « très bien avec la Gestapo », disait qu'il n'avait pas peur de se faire tuer, et que si les évènements se tournaient contre lui, il pourrait aller en Allemagne, où il était sûr de trouver aide et protection.
Cartonnet fut accusé à son procès d'avoir brisé des vitres de commerçants juifs ou opposants politiques à Toulouse, le 11 décembre 1942 (magasins « Etam », « Marie-Claire », « Faure » et « Gaspy »). Il fut arrêté et laissé en liberté provisoire.
Aimant mener la grande vie et souvent en besoin d'argent, il fut accusé d'avoir détourné 38 000 francs collectés par une réunion sportive de son club de natation pour l'aide aux prisonniers de guerre, ainsi que d'un vol commis à Forgues avec d'autres miliciens. Il fut d'ailleurs interné un mois au camp de Noé pour cela.

6 Un fascicule émis par le groupe « Libération » avec un cercueil dessiné avec l'inscription « A notre regretté gestapiste Cartonnet » !

7 A noter que Cartonnet fut membre du PPF avant la guerre. Il refit une demande de carte de membre début 1942, mais Barthet lui aurait refuser, arguant de son mode de vie tout en excès.

8 Dans un autre document ce Service est nommé « Service sports et formation physique ».

9 Source : interrogatoire de sa jeune amie Christiane Maffre, qui disait lui servir d'agent de liaison sur Toulouse en mars et mai 1944.
Cette dernière déclara dans son interrogatoire que Cartonnet lui avait confié avoir tué trois juifs à son domicile, afin de voler leur argent.

10 Voici ce qu'écrit Saint-Paulien à son propos :
« Arrêté à Rome en 1945, Cartonnet, menottes aux poignets, sauta de l'avion qui devait le conduire à Paris et dont les moteurs tournaient déjà. Il traversa l'aérodrome à la course et bondit dans un tramway, toujours avec les menottes que le receveur fit semblant de ne pas voir. Cartonnet ne possédait plus ni papier d'identité ni argent. Plusieurs voyageurs s'offrirent à payer sa place. A l'époque, en France, le receveur eût fait stopper le tramway afin de le livrer à la police, et dans la voiture, de courageux citoyens n'eussent pas manquer de lui prêter main forte. »


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